Lancement officiel du Projet PRCIEG

Le Projet de Renforcement des Capacités Institutionnelles pour l’Efficacité Gouvernementale (PRCIEG) a été lancé officiellement le 26 Octobre 2016 à Bujumbura.

Ce projet, qui est sous tutelle du Ministère des Finances, du Budget et de la Privatisation, est un don de 15.6 Millions de DTS obtenu par le Gouvernement de la République du Burundi auprès du Groupe de la Banque Mondiale.

Le projet est fait de quatre composantes à savoir :

1)       Modernisation de la politique et de l’administration fiscales

2)       Renforcement de la gestion et du contrôle des dépenses publiques

3)       Amélioration de la performance institutionnelle de l’ISTEEBU

4)       Amélioration des capacités de règlementation et des pratiques minières

Cette journée a vu la participation d’un grand nombre d’acteurs clés impliqués dans la mise en œuvre du Projet. Il s’agit notamment des Responsables des structures bénéficiaires du Projet, des Points Focaux, du Chargé du Projet à la Banque mondiale qui avait fait le déplacement depuis Washington, du Représentant Résident du Groupe de la Banque Mondiale au Burundi et de l’Assistant du Ministre en charge des Finances.

Après un mot de bienvenu prononcé par le Coordonnateur de la Cellule en charge du Suivi des Réformes au Ministère des Finances, du Budget et de la Privatisation, le Coordonnateur du Projet a pris la parole pour faire une présentation détaillée des composantes et activités du Projet. Par la suite, le Représentant Résident du Groupe de la Banque Mondiale a prononcé le discours de circonstance où il a insisté sur la coopération entre la Banque et le Burundi. Le mot de lancement officiel des travaux du Projet a été prononcé par l’Assistant du Ministre en charge des Finances qui a remercié vivement le Groupe de la Banque Mondiale pour son soutien indéfectible envers le Burundi.

L’assistant du ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation, M. Pierre Sinarinzi a, au nom du ministre empêché, signifié que ce ministère compte énormément sur ce projet pour accompagner le processus de réformes en matière de gestion des finances publiques. Il a, à cet effet, exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce projet dont les interventions répondront aux besoins et priorités des différents acteurs en matière de gestion des finances publiques. Il a en outre rappelé que ce projet découle d’une volonté résolue du gouvernement de consolider les acquis dans le secteur suite aux résultats probants enregistrés par les anciens projets de renforcement des capacités institutionnelles, sous l’appui des partenaires du Burundi au développement.

Pour M. Sinarinzi, le lancement des activités du PRCIEG s’inscrit dans le cadre d’informer le public en général et les hauts cadres de l’administration burundaise en particulier sur l’existence de ce projet et les domaines qui ont été identifiés pour atteindre un objectif bien défini de renforcer les capacités institutionnelles du gouvernement afin d’améliorer la gestion budgétaire.

Les bénéficiaires ultimes du projet sont les citoyens burundais qui seront gagnants de l’amélioration des services publics en quantité et en qualité, a-t-il dit. Au fur et à mesure de l’exécution du projet, les améliorations dans la mobilisation des recettes, y compris les recettes du secteur minier, devraient, selon lui, se traduire par une plus grande disponibilité de fonds pour le financement de la prestation des services sociaux élémentaires, en même temps qu’une gestion améliorée et un contrôle renforcé des dépenses favoriseront une plus grande efficacité de la fonction publique.

De même, a-t-il ajouté, un meilleur accès aux données statistiques contribuera à un processus décisionnel plus stratégique et aidera à mieux cibler les populations pauvres et d’autres groupes vulnérables, grâce à des programmes de protection sociale.
Le représentant résident de la Banque mondiale (BM) pour le Burundi, M. Nestor Coffi a, pour sa part, signifié que cette institution accorde une importance particulière à toutes les réformes destinées à rendre le gouvernement plus efficace et plus dynamique, notamment le renforcement des capacités des institutions clés visant à améliorer la gestion du budget de l’Etat.

L’administration publique constitue un moteur puissant qui fait tourner l’appareil étatique, a-t-il dit, ajoutant qu’aujourd’hui, les expériences de plusieurs pays dans le monde confirment qu’une administration publique efficace est susceptible de créer les conditions d’une croissance économique soutenue et un développement non seulement durable, mais aussi plus équitable en donnant l’exemple de l’Indonésie, de la Corée du Sud, de la Malaisie et du Botswana dont les réformes institutionnelles, très efficaces, ont contribué à la performance de leurs secteurs publics.

Le coordinateur du PRCIEG, M. Prosper GIRUKWISHAKA a, pour sa part, indiqué que ce projet sera exécuté pour une période indicative de cinq ans, avec un budget de 22 millions de dollars américains octroyés par la BM comme appui institutionnel dans le sens de récupérer les pertes observées au niveau des performances des structures administratives.

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